Financer sa reconversion en 2026 : CPF, PTP et autres aides
Financer sa reconversion en 2026 : CPF et reste à charge, PTP, démission-reconversion, période de reconversion, aides France Travail. Le panorama.
Démissionner pour se reconvertir ou signer une rupture conventionnelle : vos droits au chômage en 2026, les conditions, les délais et les pièges.
Si vous démissionnez pour vous reconvertir, vous n'avez en principe pas droit au chômage, sauf si vous passez par le dispositif « démission-reconversion » : il exige cinq ans d'activité, un conseil en évolution professionnelle avant la démission et un projet validé par Transitions Pro. La rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation chômage (ARE), mais pour un contrat qui prend fin à partir du 1er septembre 2026, sa durée maximale est plus courte qu'après un licenciement. Rester salarié pendant la formation, avec un projet de transition professionnelle, est une troisième voie.
En principe, non. Une démission est un départ volontaire, et l'Assurance chômage n'indemnise pas un départ volontaire.
Il existe deux exceptions :
Pour un projet de reconversion préparé, la bonne voie n'est ni l'une ni l'autre : c'est la démission-reconversion.
Ce dispositif permet à un salarié qui démissionne pour un projet professionnel de percevoir l'ARE. Le projet doit être une reconversion qui demande une formation, ou une création ou reprise d'entreprise. L'ordre des étapes est impératif : une démission donnée trop tôt ferme le dispositif.
Le montant et la durée de l'ARE suivent ensuite les règles générales.
La rupture conventionnelle individuelle met fin à un CDI d'un commun accord. Ce n'est pas un droit : votre employeur peut refuser, et vous aussi.
Vous percevez une indemnité spécifique qui ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (ou à l'indemnité conventionnelle si elle est plus favorable). Tout le reste se négocie. Le simulateur du Code du travail numérique donne le minimum.
Depuis le 1er janvier 2026, la contribution patronale sur la part exonérée de cette indemnité est passée de 30 % à 40 % (loi de financement de la sécurité sociale pour 2026). Elle ne réduit pas ce que vous touchez, mais elle rend la rupture plus coûteuse pour l'employeur : attendez-vous à des négociations plus serrées.
La rupture conventionnelle ouvre droit à l'ARE si vous remplissez les conditions habituelles. Deux points changent le calcul de votre budget :
| Démission classique | Démission-reconversion | Rupture conventionnelle | |
|---|---|---|---|
| Qui décide | Vous seul | Vous, après validation du projet | Vous et l'employeur |
| Droit à l'ARE | Non, sauf démission légitime ou réexamen après 121 jours | Oui, si projet validé et mis en œuvre | Oui, conditions habituelles |
| Durée maximale de l'ARE | Sans objet en principe | Règles générales (18 mois avant 55 ans) | 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois à partir de 55 ans (fin de contrat depuis le 1er septembre 2026) |
| Indemnité de départ | Non | Non | Oui, au moins l'indemnité légale |
| Démarches préalables | Préavis | CEP, dossier Transitions Pro, attente de l'attestation | Entretiens, rétractation, homologation |
| Contrôle ensuite | Recherche d'emploi | Mise en œuvre du projet vérifiée dans les 6 mois | Recherche d'emploi |
Si votre reconversion passe par une formation certifiante, une autre voie existe : le projet de transition professionnelle (PTP), lui aussi instruit par Transitions Pro. Vous restez salarié, votre contrat est suspendu pendant la formation et votre rémunération est prise en charge selon les règles du dispositif. Vous ne quittez votre poste qu'une fois le nouveau métier en main. Tout est expliqué dans notre article sur le projet de transition professionnelle.
Nouveau Cap est une application Android en préparation pour les cadres de 40 ans et plus qui changent de métier. Son écran Runway montre combien de mois vous pouvez tenir selon le scénario de départ, avec l'ARE que vous saisissez telle que France Travail l'indique. Le plan d'action de 90 jours découpe les démarches en étapes. L'application ne dépose aucun dossier à votre place et ne remplace ni l'Apec, ni France Travail, ni un avocat. Découvrir les fonctions.
Oui, avec le dispositif démission-reconversion : CDI, 1 300 jours travaillés sur 60 mois, CEP puis attestation de Transitions Pro avant la démission.
Elle ouvre droit à l'ARE si vous remplissez les conditions habituelles, avec une durée maximale réduite pour un contrat qui prend fin depuis le 1er septembre 2026.
Comptez au minimum les 15 jours calendaires de rétractation puis jusqu'à 15 jours ouvrables d'homologation, plus le temps des entretiens.
Pour les cadres, l'Apec. Le service est gratuit.
France Travail pour vos droits, Transitions Pro pour le dossier, et un avocat en droit du travail pour une négociation délicate.
Article d’information générale, rédigé avec l’aide d’outils d’IA et vérifié sur les sources officielles citées. Il ne remplace pas un conseil personnalisé : pour votre situation, adressez-vous à France Travail, à Transitions Pro ou à l’Apec.